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CULTURE(S)

Après le collège Jean-Moulin de Chartres,


Gorges ferme le Musée des Beaux-Arts !




Signez la pétition !

     Depuis le 1er janvier, le Musée des Beaux-Arts de Chartres est fermé ! Sur décision unilatérale et personnelle du maire de Chartres, Jean-Pierre Gorges. La raison avancée est que le bâtiment de l’ancien évêché qui l’abrite est devenu dangereux pour les personnes et pour les œuvres. Et les duettistes de la Droite chartraine, le président du Conseil départemental (Albéric de Montgolfier) et le candidat à la candidature à la présidence de la République (pas moins) de se renvoyer la balle.


    Le premier affirme qu’il veut bien céder à la ville de Chartres l’ex-bâtiment épiscopal dont il est le propriétaire à condition que lui soit présenté « un projet muséographique… d’intérêt général » [l’Écho républicain du 23-12-2016], ce qui n’est pas le cas jusqu’à maintenant. Le second dit qu’il veut bien engager des travaux dans le bâtiment (sans en préciser clairement la destination, plusieurs rumeurs ayant circulé depuis une dizaine d’années sur son utilisation) à condition qu’il soit vendu à la ville pour l’euro symbolique. Et le Conseil départemental de mettre  en cause la municipalité chartraine qui, selon le bail emphytéotique liant les deux collectivités, devait assurer l’entretien de l’ancien palais épiscopal.


      Résultat de ce jeu de ping-pong, aucune des 50.000 œuvres, propriété de la collectivité des Chartrains, ne sont désormais accessibles au public…


   Remarquons que J.-P. Gorges utilise, pour imposer sa volonté, la même méthode que pour implanter le siège de la Cosmetic Valley dans les locaux de l’actuel collège Jean-Moulin : en s’appuyant sur la non-conformité, selon lui,  aux normes de sécurité. D’autre part, d’une façon générale, pour lui, la culture doit être financièrement rentable. Souvenons-nous des raisonnements tenus pour réorienter massivement la programmation du théâtre vers des têtes d’affiche. La découverte de nouvelles formes artistiques, de nouveaux talents, l’action culturelle vers les scolaires, les populations défavorisées pour élargir leurs centres d’intérêt, ce n’est pas son job.


   Quant au Conseil départemental, il n’a pas été le dernier pour supprimer ou réduire les subventions à des festivals ou des compagnies… en s’appuyant sur la baisse des crédits nationaux versés par le gouvernement socialiste. Nous gardons en mémoire le coup fatal porté en 2015 au festival de spectacle vivant pour les enfants Cornegidouille qui irriguait jusqu’aux plus petites communes du département.


      Devant cette situation, une pétition a été ouverte sur change.fr. Une rencontre, entre les représentants de Chartres, du Conseil départemental et de la Direction régionale des Affaires culturelles, sous la présidence du Préfet de Région est annoncée par Le Figaro pour le 23 janvier. Nous vous suggérons de rejoindre les centaines de signataires de la pétition pour faire pression sur les participants.


Photo ensemble.forum28.net


Le texte de la pétition


   Le musée des Beaux-Arts de Chartres a été créé en 1833. Il occupe le bâtiment de l'ancien palais épiscopal depuis 1939.


   Ses collections sont très variées (peintures, sculptures, arts premiers, instruments de musique) et comportent des œuvres très importantes (les apôtres de Léonard Limosin, des toiles de Chardin, Zurbaran,Teniers, Soutine, Vlaminck, Vernet, Gérard, Rigaud, Boucher...).


  Le bâtiment lui-même, classé monument historique depuis 1906, comprend de magnifiques salles (ancienne chapelle, salle dite "à l'italienne"...).


     La ville de Chartres, propriétaire des collections, disposait jusqu'en 2013 du bâtiment par le biais d'un bail emphytéotique conclu avec le Département, propriétaire dudit bâtiment et des jardins.


    Par ce bail, la ville de Chartres avait toutes les obligations incombant au propriétaire en matière d'entretien et de restauration du bâtiment. Force est de constater que ces obligations n'ont pas été respectées pendant des dizaines d'années au vu de l'état lamentable des pièces qui restaient accessibles au public. Ces manquements graves de la ville de Chartres qui mettent en péril un monument historique n'ont fait l'objet d'aucune mise en demeure ni de la part du propriétaire (le Département), ni de la part de l'État, en charge du respect de la législation en matière de monuments historiques.


    En outre, le musée des Beaux-Arts de Chartres n'a jamais fait l'objet de la part de la municipalité d'une mise en valeur digne de sa qualité (muséographie, communication, expositions...).


   Le maire de Chartres, s'appuyant sur l'état de vétusté dangereux du musée, vient de décider de le fermer à partir du 1er janvier, à l'expiration du bail temporaire conclu avec le Département, sans donner aucune perspective sérieuse de réouverture. Le renvoi des responsabilités entre collectivités n'est pas acceptable par les citoyens.


   Il faut rappeler qu'en 2013, un projet consternant échafaudé avec le Conseil départemental avait pour objet de transformer les lieux en musée du parfum et de la cosmétique. Actuellement, les projets de la ville de Chartres sont la création d'un centre d'interprétation de la Cathédrale sur le parvis et d'un centre international d'archéologie à l'abbaye Saint-Brice qui ne paraissent pas compatibles avec un musée des Beaux-Arts, qui devrait de toutes les façons rester dans les locaux historiques qui l'accueillent idéalement depuis plus de 70 ans.


    Aussi, les signataires de la pétition demandent en premier au lieu au maire de Chartres, en second lieu au président du Conseil départemental d'Eure-et-Loir et en enfin aux services de l'État en charge des monuments historiques et des musées d'engager les travaux de rénovation de l'ancien palais épiscopal et d'élaborer un projet scientifique et culturel s'appuyant sur les collections existantes d'intérêt national, afin de permettre dans les meilleurs délais la réouverture du musée dans ses locaux historiques.


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