18ème LUNDI DES SANS-PAPIERS
à l’initiative du « Collectif 28 pour la Régularisation des Sans-Papiers »
CHARTRES 2 octobre 2017 à 20 h.
« L’Autre côté de l’espoir »
Un film de Aki Kaurismäki
Berlinale 2017 Ours d'Argent du Meilleur réalisateur
Le film sera présenté par Dominique Beaufort, président de Ciné-Clap
Résumé du film :
Khaled, un jeune Syrien, a atterri en Finlande par accident. Il est arrêté, puis relâché, mais sa demande d'asile ne lui a pas été accordée. Alors qu'il a trouvé refuge dans un local à poubelles, il tombe nez à nez et se bat avec Wikström, un quinquagénaire en pleine crise existentielle. Il vient de quitter son épouse et ne veut plus travailler comme représentant de commerce. Il aimerait ouvrir son propre restaurant. Après une entrée en matière compliquée, Wikström engage Khaled, qui subit le racisme. Le jeune homme vient de recevoir des nouvelles de sa soeur et il est bien décidé à la retrouver...
Quelques avis sur le film :
Tout le charme du cinéma d’Aki Kaurismäki opère à nouveau. L’humour s’y déploie comme la lumière perce au loin dans l’obscurité, par-delà la tristesse des âmes seules.
Arnaud Schwartz, La Croix
Un sens de l’esthétique, une palette chromatique, un humour pince-sans-rire, un laconisme, une sensibilité qui n’appartiennent qu’à lui. Irrésistibles. Une manière de se pencher, sans larmoyer, au chevet des damnés de la Terre. De dénoncer sans discourir.
Philippe Lagouche, La Voix du Nord
Quand Wikström change de vie, il rachète une brasserie où le prix du steak de hareng est toujours affiché en marks finlandais, pour en faire un restaurant japonais. L'espoir est dans ces vies mondialisées qui inspirent des scènes burlesques et tendres, et font basculer le drame du côté de la comédie. Avec quelques personnages, une nouvelle Internationale prend forme !
Frédéric Strauss, Télérama
De retour à Helsinki, Kaurismäki organise la rencontre de la société finlandaise et d’un réfugié syrien qu’il tente d’extraire des préjugés. Un film de lumières et d’ombres avec des acteurs remarquables.
Dominique Widemann, l’Humanité
Ce que Kaurismäki semble insinuer, c’est que cet «envers du décor» porté par le titre, celui de la désillusion du migrant dans sa confrontation au réel, peut être aussi interprété comme un autre espoir, pour la Finlande, né d’une rencontre inattendue et d’un sens retrouvé dans la générosité et le vivre ensemble.
Axel Scoffier, Critikat.com
Kaurismäki fait aussi preuve d'une belle humanité : entre deux scènes comiques émaillées d'un défilé ahurissant de vieux rockeurs finlandais, il parvient à nous toucher au cœur, notamment lorsque le héros syrien fait la liste des horreurs qu'il a subies. Émouvant, drôle et bourré de charme.
Renaud Baronian, Le Parisien
Le désespoir, le spectateur le ressent face à des skinheads qui persécutent le héros ou à une administration cruelle prête à le renvoyer à Alep alors que la télévision montre à quel point les combats y font toujours rage. « Je parle d’une réalité car ces comportements existent dans de nombreux pays d’Europe et pas seulement en Finlande, explique Aki Kaurismäki. Je ressens une honte profonde quand je vois que les gens peuvent se conduire de façon aussi inhumaine. »
Caroline Vié, 20 minutes