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SOCIAL/LUTTES

 9 avril : 3 actions en Eure-&-Loir

pour le retrait de la loi scélérate


ZOOM SUR L’ACTION « DYNAMIQUE » DU COMITÉ  DU PERCHE POUR LE RETRAIT


     Le Comité du Perche pour le retrait de la loi El Khomri qui s’est créé il y a un mois a déjà à son actif une distribution de tracts devant plusieurs entreprises et des lycées de Nogent, La Ferté-Bernard et Le Theil ainsi qu’une réunion publique. En vue de poursuivre son action d’explication, le Comité, qui a accueilli de nouveaux membres, a décidé de préparer activement la journée de mobilisation du samedi 9 avril. Objectifs : visibilité, dynamisme et utilité. Le résultat a été remarqué : une vingtaine de militants présents dont ceux de l’UL CGT, une banderole de 7 mètres installée au-dessus du marché, sur la rambarde du site de l’hôtel de ville, deux panneaux explicatifs, une sono (un peu trop envahissante cependant) diffusant des chansons engagées et permettant d’adresser aux passants des explications sur la loi El Khomri. Des affiches collées en  ville, quelques unes acceptées par des producteurs Bio présents sur le marché alimentaire, et des tracts distribués sur place ont complété l’effort de communication.

     Malgré la pluie et une affluence moyenne en ce week-end de vacances de printemps,  c’est sans doute une cinquantaine de personnes qui ont donné un peu de leur temps pour discuter de cette loi avec les membres du Comité. Échanges toujours intéressants quand les gens  évoquent leur expérience de salariés, de précaires ou de chômeurs.  Certains expriment leur accord avec l’analyse du Comité et des syndicats en lutte : il ne faut pas accepter que le code du travail soit remplacé par des accords d’entreprises qui ne peuvent qu’être négociés sous la pression patronale. Nombreux sont ceux  et celles qui acquiescent quand un militant avance l’idée que le projet de loi est trompeur en fondant une nouvelle réglementation sur l’égalité (supposée) entre les salariés et leur direction. Les horaires, les conditions de travail, les salaires, etc. seront revus le plus souvent dans un sens défavorable aux travailleurs, hommes et femmes. Les salariés comprennent très bien les effets ravageurs d’un dumping social autorisé par ce projet de loi. Une certitude : ce n’est pas en augmentant l’horaire de travail ou en licenciant plus facilement qu’on réduira le chômage. Des  passants ont dit leur stupéfaction qu’un gouvernement qui se dit de gauche ose s’attaquer au code du travail dont le rôle est de protéger les salariés contre les irrégularités et les abus.

     À la suite de cette présence revendicative- qui se faisait rare à Nogent-le-Rotrou - il faut espérer que la réflexion permettra de grossir les rangs des opposants au projet de loi à l’occasion des prochaines mobilisations.

     Il serait aussi nécessaire de mettre en débat les souhaits et les alternatives à ce système que les organisations et les citoyens peuvent avancer en matière de choix économiques  et de travail,  pour dessiner un autre avenir à notre société, pour enfin sortir de la profonde inégalité qui éclate chaque jour davantage entre les nantis et les populations qui ne peuvent vivre que de leur travail. Comme le font avec sérieux et enthousiasme les nombreux participants aux forums Nuit Debout d’une soixantaine de villes.

 

M.C.


Merci à Willy Proust pour le reportage photographique

     

À CHARTRES, 200 MANIFESTANTS


     En plein coeur des vacances scolaires, la manifestation de Chartres, à l’appel de l’intersyndicale, marquée par l’absence des lycéens, a quand même  rassemblé le double de participants par rapport au rassemblement du mardi précédent.

     Étrangement, aucune banderole commune ne marquait la tête du cortège et les deux principaux syndicats (FO et la CGT), éloignés l’un de l’autre, semblaient vouloir se compter.

     Les trois prises de paroles finales (la FSU était aussi représentée), après avoir rappelé les dangers de la loi Travail se sont conclues par des appels à la poursuite de l’action jusqu’au retrait. La CGT a donné rendez-vous au 28 avril et FO a promu le mot d’ordre de grève générale. Le moment n’est-il pas venu de développer ce que pourrait être une loi protectrice des salariés ?

     On ne peut que souhaiter au mouvement d’ouvrir grand ses rangs à tous les non syndiqués, à tous les salariés directement visés par les projets de Hollande-Valls-Macron.

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À CHÂTEAUDUN PLUS DE 50 PERSONNES ONT MANIFESTÉ AU DÉPART DE LA PLACE DU 18-OCTOBRE, À L’APPEL DE LA CGT


La manifestation de Chartres descendant la rue de la Couronne