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SOCIAL/LUTTES

CHARTRES, 15 septembre 2016


RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL


ILS NE LÂCHENT RIEN !

     Appeler à une manifestation contre la loi Travail après son adoption par le Parlement (grâce au 49.3 !) à la mi-juillet et après deux mois de trêve estivale relevait de la gageure  pour les organisations syndicales CGT, FO , FSU d’Eure-et-Loir. Et pourtant le défi a été relevé puisque près de 200 travailleur-se-s se sont rassemblé-e-s place des Épars, soit le double de la dernière manifestation du 5 juillet.  Si on était loin des 1000 manifestant-e-s du 31 mars, la base militante était là, prête à continuer la bataille pour l’abrogation. Mais aussi pour faire avancer d’autres revendications évoquées dans leurs prises de paroles par les responsables syndicaux.


     Éric Jarry, pour FO, a estimé  que «aujourd’hui, la place de FO, c’est d’appuyer les petits mouvements revendicatifs et de donner les moyens de réussir à la moindre grève car c’est ainsi que la classe ouvrière résiste et se bat. La page du combat contre la loi Travail n’est pas tournée […] FO n’aidera pas le gouvernement à traduire en décrets la loi Travail, FO n’aidera pas les patrons à démanteler les conventions collectives. […] le syndicalisme libre et indépendant reste l’élément majeur de la démocratie et le moyen indispensable pour permettre à la classe ouvrière de reconquérir ses droits.»


     Pierre Licout, pour la FSU, a rappelé que pour la finance, dont l’idéologie est reprise par nos gouvernants, «travail serait uniquement un coût […) toujours le vieux rêve capitaliste […] d’un capital qui créerait de la richesse tout seul, c'est-à-dire sans travail humain et donc sans travailleurs, sans salariés. Nous devons opposer […] la force du nombre des salariés, la force de notre volonté d’avoir du temps pour nous […], nous voulons aussi pouvoir nous former afin de connaître une évolution professionnelle correspondant à nos désirs et non aux besoins de nos employeurs.»


     La CGT, quant à elle, a affirmé, par la voix de Bertrand Clavelier, qu’elle «baissera pas les bras, comme elle l’a déjà annoncé, avec l’Intersyndicale, elle va poursuivre les actions […] Les plans sociaux frappent la vie de nombreux salariés […] Valls est très clair : une dérogation aux 35 h. n’est plus une transgression. Et Macron d’ajouter que  la réforme du temps de travail signe de facto la fin des 35 h. Ca suffit ! L'abrogation de la loi Travail est certes indispensable [.] mais il faut conquérir de nouveaux droits [.] exigeons une augmentation massive des salaires et des pensions [.], exigeons la mise en place des 32 h. généralisée sans baisse de salaire, exigeons la retraite à taux plein pour tous.»


     Et maintenant ? Chacun-e est en droit de s’interroger sur les modalités de la poursuite de l’action que tous souhaitent. FO a affirmé que «les travailleurs prennent leurs distance avec les journées d’action.» Cela reste à vérifier. Quoi qu’il en soit, il faut espérer que l’unité des  forces syndicales opposées à la loi perdure et que les formes et les objectifs d’action soient décidées au plus près de l’avis des salariés.